Zoé Konstantopoulou, sexisme en politique, austérité et souveraineté populaire

Bon, personnellement, je trouve que Mélenchon a des qualités…et des défauts.
Il dit beaucoup de choses intéressantes, tout comme Benoît Hamon et François Ruffin.
Il prend des initiatives tout aussi intéressantes comme cette émission, #PasVuALaTele, en revanche, ses emportements parfois (ou souvent) exagérés envers les médias ne servent pas la cause de la gauche, à mon sens. De même que ses déclarations sur le Venezuela, qu’on lui rappelle régulièrement, sont plutôt gênantes.
Je connais une vénézuélienne et, hum, quand je l’entends dire que son père de passage en Europe, fait le plein de médicaments et denrées alimentaires courantes, avant de repartir dans son pays, ça fait froid dans le dos.
Mais le sujet n’est pas Méluche, plutôt Zoé Konstantopoulou.

Résumé non exhaustif de l’entretien avec JL Mélenchon :

Impliquée dans la défense des mouvements sociaux, criminalisés par une politique de répression, elle a naturellement rejoint Syriza. Elle a auparavant vécu en France, Pays-Bas.

Elle reste une européenne convaincue, mais trouve la politique européenne actuelle totalitaire et autoritaire et estime que la Grèce a été le premier lieu d’expérimentation des politiques d’austérité menées par l’union européenne telle qu’elle est aujourd’hui. Le galop d’essai ayant eu lieu à Chypre où tout le parlement avait voté contre le mémorandum. Mémorandum pourtant adopté.

Aux débuts Zoé Konstantopoulou en politique, la question de l’égalité femmes-hommes était toujours une question ouverte. Sexisme et agression constante de la part des médias, adversaires comme partenaires politiques. Elle a été comme beaucoup de femmes politiques sans cesse caricaturée, cataloguée d’hystérique qu’on ne pouvait prendre au sérieux. Elle a quand même voulu se présenter comme une porte-parole, pour les femmes donc, mais aussi pour les jeunes. Il faut savoir que le taux de chômage chez les femmes en Grèce est de 72%.

En France, les grands médias audiovisuels se sont peu intéressé à elle, bien que son pays ait été au centre de l’actualité. En revanche, elle s’est sentie très attaquée par les médias grecs, de façon persistante. Fille d’une journaliste, elle a vu la différence de traitement médiatique par les journalistes et les journalistes réagissant comme de simples employés de…leurs employeurs.

Les médias grecs défendent souvent des personnalités corrompues et ont bombardé les grecs pendant 5 ans d’informations présentant la dette comme soutenable, disant qu’il n’y avait d’autres choix que de renoncer à ses droits pour plaire aux créanciers. A savoir, renoncer à un salaire « correct », accepter de voir réduire le code du travail, travailler 15h par jour pour seulement quelques euros, perdre son domicile ou le conserver difficilement, devoir quitter le pays, laisser vendre les propriétés publiques à des prix très bas… Les médias grecs ont donc très peu apprécié la position de Z. Konstantopoulou, qui allait à l’encontre de la « vérité » délivrée par les médias.

Il est toujours possible de faire autrement, même si Tsipras a cédé et violé son mandat, confié par le peuple. Zoé Konstantopoulou a dû démentir l’annulation et le changement de la question posée par le référendum populaire sur l’acceptation de plus d’austérité.

Elle a créé une commission parlementaire « de vérité sur la dette grecque »(internationale) à laquelle ont notamment contribué Patrick Saurin et Michel Husson. L’idée de cette commission était d’établir l’origine réelle de la dette. La dette a été contractée par le gouvernement, qui trempait dans des contrats de corruption et a généralisé les pratiques de surendettement du pays (taux d’intérêts énormes acceptés par le gouvernement et l’UE durant 40 ans). Elle n’est pas liée aux dépenses publiques comme il a été dit.

La population était consciente qu’elle n’était pas responsable de cette situation, d’où un mouvement social très très actif, dès 2011, en faveur de l’audit sur la dette.

La BCE (banque centrale européenne), la CE (commission européenne), le FMI savaient pertinemment, depuis 2010, que le peuple n’était pas à l’origine de cette dette, mais ils l’ont tu. Le rapport a démontré que la dette grecque est illégitime, odieuse et insoutenable. La Grèce ne peut rembourser cette dette…à moins de tuer sa population. La crise humanitaire qui a suivi résulte clairement d’une politique calculée, afin d’humilier et de mettre la population dans une situation de subordination totale. Explosion du chômage, des suicides, fermeture des petites et moyennes entreprises, privation de nourriture et de chauffage, durant de longues périodes, dans les écoles et dans les foyers grecs. Et malgré cette situation extrême, certains moquaient encore les fonctionnaires grecs qui s’improvisaient chauffeurs de taxi, après leur journée de travail.

[On se doute bien que tout le monde s’éclate à faire le taxi, à 16h, sous un soleil de plomb…]

Le peuple grec, malgré les difficultés et la paupérisation n’a pas renoncé et s’est battu, dans cette triste union européenne qui s’est transformée en zone de privation des droits, de misère, dans laquelle il y a ceux qui profitent et ceux qui tombent dans l’impasse.

Le gouvernement allemand refuse toujours, depuis 1970, de rembourser la Grèce, suite aux crimes de guerres et génocide perpétrés lors de la deuxième guerre mondiale. Il devrait à la Grèce une somme de 280 milliards d’euros ou plus, …supérieure donc à la dette grecque.

Courrier de Zoe Konstantopoulou, Présidente du Parlement grec au Président du Parlement européen, Martin Schultz

C’est quoi la Troika?

L’assistanat et les plus faibles

Faut-il le rappeler encore une fois : la fraude aux aides sociales est moindre en comparaison avec les grands requins de la finance qui cachent leurs millions dans des paradis fiscaux.

C’est bien une idée de beauf que de taper sur les plus faibles, de les jalouser, souvent sans vérifier ce qu’on avance. C’est contre-productif que de s’en prendre aux classes sociales proches de la sienne, de se méfier du voisin alors que là-haut, nos privilégiés de la bourgeoisie et de la politique se frottent les mains en toute impunité.

Il est aberrant qu’autant de personnes tombent dans le panneau. C’est curieux comme la droitisation de la société fonctionne à merveille alors que nous avons toutes les clés en main pour inventer autre chose.

 

Y’en a marre des très riches !

Suite aux déclarations de Rebsamen et à la politique du gouvernement qui, croirait-on, essaie tout autant que la droite sarkozyste de livrer la France au FN, j’ai envie de dire Meeeeeeeeeeeeeerde !

Ras-le-bol de toujours entendre les mêmes discours désespérants nous disent qu’on a pas le choix, qu’il faut souffrir, se serrer la ceinture, craindre, se faire tout petit ! Ras-le-bol que la gauche soit qualifiée d’extrême-gauche sur la scène politique, que les verts ne soient pas pris au sérieux (la transition énergétique est pourtant URGENTE), que Nouvelle Donne ne décolle pas, que le collectif Roosevelt soit si peu écouté. Ras-la-casquette que les grands patrons, financiers, hommes politiques, propriétaires de journaux, gens de lettres malhonnêtes mènent la danse.

Ras-le-bol que les dirigeants des partis de gauche s’entre-tuent. Marre de l’indécence de la minorité qui profite. Je crois réellement que nos très riches veulent voir l’extrême-droite prendre la tête de la France. Ils jouent avec le feu. Depuis 2002…ils parient sur la peur des gens de voir le FN gagner. Et ils instrumentalisent cette peur pour confisquer les élections…

La plupart de nos politiciens sont des psychopathes, ça on l’a bien compris. Blanc, noir, gris, selon le sens du vent. Carriéristes, égoïstes, hautains et déconnectés. Ils comptent sur l’abstention, sur les gens qui se rabattront toujours sur les grands partis par peur, sur tous ces idiots qui parient sur le charisme d’un.e candidat.e. Une partie de la droite se planque à gauche et vide le socialisme de son sens originel. La boucle est bouclée…on dérive toujours plus à droite sans espoir aucun de revenir à des principes plus humanistes et réalistes.

Il n’y a pourtant pas de fatalité. On est aucunement obligé.e.s de suivre les prédictions les plus sombres. Ce n’est pourtant pas si compliqué !!!

Et Hollande qui en rajoute une couche après la publication du livre de Trierweiler : « Je suis au service des plus pauvres, c’est ma raison d’être ». AH AH AH !

Si seulement la France pouvait devenir Joly

 

Rêver fait mal décidément…les verts, un rêve, une utopie. Un peu d’intelligence et d’espoir pour balayer les ravages du sarkozysme…, sa puanteur.

Mais de nouveau, notre pays élira le/la plus charismatique…celui qui saura le mieux ménager la chèvre et le chou et en oubliant ses promesses, quelques mois plus tard.

Je me demande souvent comment les politicien.nes font pour ne pas avoir plus de cancers, d’AVC. Ils sont bien arrivés en politique avec des convictions au départ ?!? Des convictions fortes, une envie de faire bouger les lignes ?!? Et ensuite, ils passent leurs temps à renier leurs convictions profondes !?! S’ils ont encore des convictions… Si ce n’est pas une preuve de psychopathie ça !!!!!

Pauvre France, pauvre Nous…C’est presque une pièce de théâtre tragique… nous sommes voués à l’enfer. 

Ils ont fait passé Ségolène Royal pour plus stupide qu’elle ne l’était et je n’en peux plus d’entendre tous ces gens la critiquer juste pour une question d’image. Dès qu’on leur demande quels sont leurs arguments, ils ne savent que répondre qu’elle était Niaise. Non, elle n’était pas Niaise… elle avait beaucoup d’idées pourries comme tous les politiques mais elle était brillante, fine, intelligente, courageuse. Il est évident qu’elle aurait fait moins de conneries que Sarkozy ! Mais les attaques sont tellement plus virulentes sur les femmes que sur les hommes… éternel machisme.

A part sur Marine Le Pen. Ah…elle, les gens la respectent, la prennent au sérieux ! La jeune blonde était sur tous les plateaux en 2002. Pourquoi ? Juste parce qu’elle a une grande gueule, elle a la verve de son père et son bagout. Elle fait « homme »…

Tssss, c’est désespérant. Les apparences, toujours les apparences.

Ça ne m’étonnerait pas que les médias scellent le destin d’Eva Joly comme ils ont scellé celui de Ségolène Royal. Foutu « charisme » à deux balles !