Interrogez vos croyances

Nicolas Vadot

Athée et de famille athée, je découvre régulièrement avec effarement que les gens qui m’entourent ont pour la majorité été baptisés. Lorsqu’on interroge toutes ces personnes baptisées ou qu’on leur demande pourquoi leurs parents les ont baptisés, on se rend compte que souvent, ils ne savent pas pourquoi. Ou ils ne se sont jamais posé la question.

Une réponse qui revient régulièrement, c’est : « Parce que c’est comme ça ». Parce que c’est comme ça ? Mais comment cela peut-il être comme ça ?

C’est la tradition, m’a t-on aussi répondu parfois.

Souvent, quand on poursuit la discussion on se rend compte que la plupart des gens ne savent pas non plus pourquoi « c’est comme ça » ou pourquoi « c’est la tradition ». Je trouve ça étrange. Ton nom figure dans les registres d’une religion, catholique, admettons, tu as fait du catéchisme, une communion et d’autres trucs du genre encore et tout cela ne représente rien pour toi ? Tu t’en fous « mais c’est la tradition » ?

Je trouve cette absence de signification profonde inquiétante. Éliminons bien sûr d’office tous ceux pour qui la croyance est quelque chose de très personnel dont ils ne veulent pas parler ou qui ont leur interprétation de leur religion.

Ce qui m’inquiète, c’est l’idée que beaucoup de gens suivraient la tradition « au cas où ». Par crainte d’un potentiel tout-puissant qui surveillerait leurs actes, de là-haut. Ou par réconfort. Je ne crois en rien mais je fais baptiser mes enfants, je les envoie au catéchisme, …par superstition, parce que socialement parlant, … »c’est comme ça » ? Alors que je ne mets jamais les pieds dans un lieu de culte que pour le visiter ?!? Je me signe à l’entrée d’une église, avec de l’eau bénite, j’enlève ma casquette, mon chapeau…parce que c’est comme ça, il faut respecter l’institution. On ne sait jamais…

Je reconnais qu’une cérémonie religieuse le jour de l’enterrement d’un proche, ça fait du bien. A défaut de cérémonies civiles, dans des endroits aussi paisibles que des églises. Mais le défunt en question, s’il se trouve réellement en face d’un dieu le jour de sa mort, il lui dit quoi ?

Je n’ai jamais cru en vous, mais à ce qu’il paraît, vous êtes amour, est-ce que je peux entrer chez vous ? Parce que sinon, c’est l’enfer, c’est ça ?

– …Nos bureaux sont ouverts du lundi au jeudi, de 9h à 12h30. Allez donc patienter au purgatoire. Nous allons étudier votre dossier.

Oh le mec finalement, il se retrouve au purgatoire. Trop de bonté ! Donc on respecte un tas de codes religieux juste parce que « on ne sait jamais ». Je trouve ça très dérangeant car il renvoie à tous ces gens maintenus volontairement dans l’ignorance pendant des siècles…par l’Église. Dans nos contrées du moins. La menace d’aller en enfer pour un oui ou pour un non, le péché caché à tous les coins de rue, le confessionnal…un cabinet de psy à l’ancienne, le côté moralisateur en plus.

Maintenir la peur, la crainte de quelque chose qui nous dépasse, la superstition… C’est dangereux la superstition. On peut en faire avaler des choses aux autres, en jouant sur la superstition. C’est la voie ouverte aux sectes, aux faux prophètes, aux exorcistes en tout genre.

L’impact du catéchisme ?

Je me souviens de quand j’étais gamine. Une copine me disait qu’il fallait que je m’inscrive au catéchisme. Je lui répondais « Non, je crois pas en dieu ». « Mais ce n’est pas grave, me répondait-elle.  » À ta communion, tu auras de l’argent, des cadeaux, c’est vachement bien ». Il me semble qu’elle ne croyait pas non plus. En y repensant, c’est un discours qu’on m’a tenu plusieurs fois.

En dehors des récompenses, à quel point la crainte et la fascination exercées par les personnages de la Bible marquent-elles les enfants ? Sont-ils attachés à ces personnages ? Aussi attachés qu’ils le sont à leur doudou ou personnages favoris de dessin animé ?

(J’ai rencontré une allemande en Australie qui avait une citation de Rox et Rouky tatouée sur le bras).

On envoie ses enfants au catéchisme, et on leur inspire des croyances, des craintes irrationnelles, du même niveau que celles qu’ils trouveront dans tous les contes. Sauf que ce qu’on leur raconte au catéchisme est vrai. Si tu n’aimes pas dieu, à ta mort, tu iras en enfer ! Bonjour la culpabilité ! Ensuite, un homme et une femme avec des sexes ont fait de la sexualité…attention c’est péché ! Parce que coucher avec quelqu’un c’est sale. Tandis que Marie est pure elle, car elle a eu un enfant sans faire de sexualité ! Han !!! Quelle sainte femme !!! Mais malgré ce miracle extraordinaire, le plus saint de tous, c’est Jésus ! Parce que Jésus, c’est un garçon ! C’est un fils. Oh le divine enfant ! Il n’inspire pas le péché lui  (enfin…si, tous ces prêtres pédophiles hélas…).

Et leur famille les récompense de croire à tout ça en leur offrant de l’argent et des cadeaux le jour de la communion ? Je trouve ça un peu malsain. Parce que le résultat de tout ça, ce sont, pour certains, et j’en ai croisé beaucoup, des gens qui ne sont ni athées, ni croyants …plutôt entre les deux. Il semblerait qu’il subsiste une crainte irrationnelle en eux, un guide moral invisible qui leur fait dire des choses…différentes de ce qu’ils font.

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Trentenaire sans enfants, childfree !

Je suis sûre depuis mes 8 ans quasiment que je ne voudrais pas, n’aurais pas envie d’enfants.

Certains gamins, rarement, m’attendrissent. La plupart du temps ils m’agacent. Comme une araignée...t’approche pas trop près de moi toi… 😀

Mon ex-copain était un type très dynamique, très gai, qui savait mettre l’ambiance, captiver une audience et donc…il plaisait aux enfants, ceux que l’on côtoyait dans ma famille ou la sienne. La relation n’était pas très vieille (nous avons passé moins de 2 ans ensemble) mais je commençais à m’attendrir, vaguement, à l’idée d’avoir un enfant de lui, je commençais à me dire que ce serait sympa de partager nos noms de famille, un logement et pourquoi pas, peut-être d’avoir un enfant. Puis on s’est quittés car Môssieu trouvait que « c’était cool de changer de couple tous les 2-3 ans »oui, oui…

On s’est quittés et la trèèès vague rêverie de former une famille avec lui aussi.

Là, j’ai compris que je continuerais probablement sur ma lancée, longtemps, celle qui m’a propulsée de mes 8 ans jusqu’à aujourd’hui. Une vie de découvertes, de voyages, de déménagements, mais un enfant dans tout ça ? Booof.

Ça m’a confortée dans l’idée que ce serait un homme et rien d’autre, qui un jour ou l’autre me donnera, peut-être, envie d’avoir un enfant. Peu de chances dans mon cas pour que naisse un désir de maternité au fond de moi. Je ne ferme pas la porte mais j’y crois peu.

Je suis contente d’avoir entendu dire, récemment, par une candidate de L’amour est dans le pré (oui, oh pardon pour la référence 🙂 mais moi j’aime bien), exactement la même chose que moi. Elle disait ne pas pouvoir ressentir un désir d’enfant sans qu’un homme lui en donne envie. Car un enfant ça se fait à 2 ! Je crois que l’agriculteur en face a peu tiqué à cette annonce, je ne sais plus. Mais je me suis dit : Voilà, enfin quelqu’un qui pense comme moi ! OUF ! Merci la TV, la plupart du temps t’es bien conne mais de temps en temps, tu laisses échapper un souffle d’air libérateur !

J’étais soulagée d’entendre cette fille car j’ai réellement du mal à croire que la plupart des femmes aient envie que leur utérus soit occupé pendant 9 mois et qu’ensuite leur vie soit chamboulée par un enfant jusqu’à leur mort. Je reste certaine que pour un certain pourcentage, c’est du conformisme, c’est comme ça, elles ne réfléchissent pas plus loin, basta ! Puis on nous met une telle pression !

Je n’exclus pas qu’un désir d’enfant se profile un jour chez moi, je reste prudente sur la question (disons que je me dis qu’il ne faut pas rejeter l’idée trop fort non plus) mais je ne m’y vois vraiment vraiment pas actuellement. Moins que jamais.

En revanche, affronter avec sérénité les jugements autour de soi, ça c’est plus dur. Être entourée de gens de mon âge qui ont/font ou ont envie d’enfants m’agace profondément.

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Trentenaire célibataire et pression sociale

Je suis célibataire, et oui, cé-li-ba-tai-re ! J’aimerais dire que je n’ai même pas peur mais hélas, la pression sociale est souvent là 😦

Je regrette un peu l’année d’insouciance que j’ai vécu à mon arrivée dans le Sud-Est, à 28 ans. J’avais décidé de m’éclater, je m’étais trouvé un super groupe de potes dont des célibataires de 36-37 ans. Ma vie n’était que plaisir en dehors du travail : fêtes, théâtre, soirées jeux et je me répétais que je remerciais la vie pour tout ça et que l’amour serait la cerise sur le gâteau ! La cerise s’est pointée au bout de 6 mois et j’étais donc persuadée d’avoir trouvé la recette, l’antidote au maudit célibat : aime-toi, aime ta vie et la vie t’aimera. Je considère les choses de façon beaucoup plus sombre à présent depuis que j’ai perdu ce petit vivier épanouissant. Je réappliquerais sans doute ma recette quand j’aurais retrouvé un peu de sérénité mais pour l’instant, ce n’est pas trop ça.

Dans le Sud-Est de la France, après une année très riche de tous points de vue, j’ai déménagé et je ne me sentais plus très bien mais de nouveau, j’ai connu plein de célibataires. Des gens qui avaient entre 30 et 60 ans. J’en ai connu tellement que je ne ressentais aucune pression sociale. Personne ne s’étonnait que je sois célibataire et sans enfants. J’avais des copines de 36, 37 ans dans la même situation et leur vie était plutôt remplie et joyeuse, pleine de fêtes et de belles balades.

Ça me rassurait, ça me faisait plaisir de voir évoluer (pas toujours dans la joie bien sûr, ils avaient leurs moments de déprime aussi), ces célibataires sans trop d’inquiétudes car je me sentais beaucoup plus similaire à eux qu’aux trentenaires qui mettent en route un bébé. Et je les voyais même comme des modèles, moi jeune trentenaire incertaine.

Depuis que je suis rentrée en Bretagne, c’est plus désagréable. Dans ma nouvelle boîte, je suis entourée de gens qui ont aussi la trentaine et qui achètent | viennent d’acheter | cherchent une maison avec leur conjoint, viennent de faire un enfant | élèvent leurs jeunes enfants | songent à faire un enfant | désespèrent ne pas encore avoir d’enfants (rayez les mentions inutiles).

Dans ma famille, tous mes cousins sont en couple actuellement sauf moi. Les plus âgés ont tous des enfants et dans l’ordre des âges, logiquement, je devrais être la prochaine à me poser et à fonder une famille. Or je suis à 1000 lieues de cela. J’aimerais trouver un nouvel amoureux mais alors faire un bébé…je n’en ai aucune envie.

J’en aurais peut-être envie dans 2 ans, je n’en sais rien. Mais actuellement NON, les enfants des autres c’est mignon 5 minutes et je ne les envie absolument pas. Et je ne vois pas pourquoi je devrais me poser la question.

Je ne peux pas dire que les gens me mettent la pression mais il y a toujours un silence gêné, ici, en Bretagne, quand vos collègues ou vos cousins essaient de savoir sans en avoir l’air si vous êtes célibataire ou pas et que vous leur dites que oui, vous êtes seule. C’est désagréable. À ce stade, je crois que je préférais l’entourage que j’avais dans le Sud-Est.

Ce n’est pas une tare d’être seul.e à 30 ans et de ne pas avoir envie de faire des enfants. Mais quand 15 fois en 15 jours les gens se sont étonnés que vous soyez seul.e, bouhhh, vous avez envie de dire MERDE. C’est comme ceux qui s’étonnent que vous occupiez seule une petite maison en campagne. Ah oui, un.e célibataire devrait forcément vivre dans un petit appartement, en ville surtout parce qu’un.e célibataire, ça s’ennuie…putain les clichés ! Au secours !

 

Étude sociologique de la faune dans les Alpes-Maritimes

Le 06, ce département où il fait béton bon de vivre…

Ahhh, le doux chant des klaxons pour se rendre à Sophia-Antipolis le matin, les automobilistes agressifs, dont une bonne partie se sent invincible du haut de son 4-4 brillant ! Ahhh cette côte bétonnée le long de laquelle il faut se balader un bail avant de trouver quelques coins sauvages ou préservés. Ahhh la difficulté à se loger parce qu’un tas de connards ne louent que 9 mois de l’année.

La faune du 06 me paraît absolument illogique.

1/ Quand on est là pour le travail, on côtoie peu de locaux. Passons sur la réputation exécrable des locaux (sans généraliser non plus). Donc nous avons un beau melting-pot des quatre coins de la France et du monde. On devrait en toute logique avoir une certaine proportion de gens sympas, ouverts (???). Ben non, ou si peu. Pour avoir discuter plusieurs fois de l’attitude « des gens du 06 » avec différentes personnes, j’ai entendu dire que l’incivilité/l’individualisme/la bizarrerie de tous ces parachutés du travail venait du fait qu’ils ont eux-même expérimenté la connerie crasse des gens qui étaient là avant eux, et que, suite à cette expérience fort désagréable, ils s’étaient eux-même mis à haïr le tout venant. Moui, c’est un peu facile quand même, non ?

On m’a aussi dit que c’était tout plein d’anciens parisiens. Et quand on voit tout le mal qu’on dit des parisiens, certes, on peut être tenté de conclure méchamment. Mais on ne va pas s’abaisser à cela. N’oublions pas que de vrais parisiens, quand on vit à Paris, on n’en rencontre fort peu. D’ailleurs qu’est-ce qu’un « vrai » parisien ? J’ai vécu à Paris et n’ai pas eu à me plaindre des gens.

Ce qui est sûr c’est que le 06 fourmille de retraités qui finiront leur vie là et de gens comme moi qui repartiront, dégoûtés, après quelques années. Alors qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?

Mystère…

Tu vas sur OVS… c’est mort, la moyenne d’âge tourne autour de 45-50 ans. Je ne veux pas faire du jeunisme mais quand on a la trentaine, c’est dur à avaler de ne rencontrer que plus vieux que soi.

Tu veux rejoindre quelques connaissances sur Nice pour passer une soirée ? Nan mais attends, déjà tu ne peux pas te garer, repartir en train tard le soir est déconseillé. Et d’ailleurs, tu en as beaucoup des connaissances qui t’invitent sur Nice ? Ben non.

Parce que les liens sont su-per-fi-ciels ! Tu peux rencontrer plein de monde mais créer de vraies relations…faut pas rêver oh attends…on est sur la French Riviera ! C’est select ici !

Bon on va essayer les vrais niçois (enfin c’est eux qui se définissent comme ça) alors. Tu rencontres deux ou trois personnes que tu trouves très sympathiques. Du coup, tu les rappelles, tu leur proposes un verre, une sortie, un cinéma. Ah sauf qu’en fait on ne se reverra pas. JAMAIS. Ils te mettront 36 000 likes sur facebook mais dans la réalité, tu ne les reverras pas ! C’était juste comme ça.

Next… les associations.

Là, ça s’améliore un peu, mais il faut creuser un moment pour en trouver une chaleureuse avec des gens accueillants et sympathiques.

J’en viens à tellement à mépriser cet endroit que les inondations et l’attentat de Nice m’ont laissée de marbre.

 

Dénoncer le harcèlement scolaire

J’ai été victime de harcèlement au collège et à l’époque, les réactions des adultes me désespéraient. Je les trouvais hésitants, jamais assez fermes ou menaçants avec mes harceleurs. Tous ces adultes avaient des réactions que je trouvais très molles, très naïves, très insuffisantes. Ils n’étaient pas du tout convaincus par ce qu’ils faisaient. Ça me semblait incroyable qu’ils aient pu oublier ce qu’ils avaient forcément vu ou subi eux-mêmes, au moins une fois au cours de leur scolarité. Et les harceleurs ne s’y trompaient pas. Une fois l’engueulade passée, ils remettaient ça.

Si c’était à refaire, j’aurais demandé à changer d’école. Ça aurait été plus simple.

Le personnel éducatif dans les écoles n’est pas formé du tout à recueillir et à traiter les plaintes de ceux qui se font harceler. Bien sûr, rien ne vaut la prévention, l’éducation. Qu’on en parle aux élèves dans les classes. Qu’on fasse parler les victimes. Qu’on prenne exemple sur les pays scandinaves qui ont mis en place des cours d’empathie.

Au-delà de l’éducation et de la prévention, je crois que c’est l’esprit critique et de responsabilisation des jeunes qu’il faut stimuler pour qu’ils s’éloignent des comportements moutonniers. Responsabiliser, devant tout type de situation d’agression. Car on connaît la chanson : devant une agression, le sentiment de responsabilité se dilue entre tous ceux qui y assistent.

Vu le sentiment d’impunité qu’éprouve en général la vermine qui emmerde les autres à l’adolescence, moi je ne crois plus qu’aux vertus de l’exclusion et de l’isolement. Créer des classes spécial vermine pour qu’ils se bouffent entre eux ? Non, je plaisante. Mais la vermine doit être prise au sérieux.

Moi je n’ai pas oublié. Vingt ans après je n’ai pas oublié qu’on s’est mis à m’emmerder parce que j’osais bouquiner dans le car qui me menait au collège tous les matins. J’étais non seulement privée du plaisir de lire et en plus du plaisir de prendre le car.

Ma consolation, c’est de savoir que j’ai bien mieux réussi que mes harceleurs.

 

Je t’envie, tu m’envies, il t’envie…ça me tue !!

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Ce texte circulait il y a quelques temps sur facebook et les adhésions qu’il suscitait me faisaient peur. Pourquoi se laisser convaincre par des clichés aussi simples, bêtes et méchants, qui montent les gens les uns contre les autres, alors qu’au-dessus de nous les puissants se gaussent et continuent à magouiller tranquillement ?

Une analyse simple, limpide et logique : qui aime vraiment ça être inactif ? QUI ?

Prenons votre expérience personnelle : vos périodes de chômage potentielles, les avez-vous appréciées ??? S’agissait-il de moments agréables, de sérénité, de tranquillité intérieure ? Je parie que non.

Et encore, mettons que vous avez fait de bonnes études, dans un secteur qui embauche relativement bien. Votre chômage n’aura pas duré bien longtemps mais ça aura été une expérience plutôt angoissante non ? Vous vous serez battu, vous aurez couru dans tous les sens pour décrocher un emploi, parce que sans emploi, on est rien n’est-ce pas ?

Personne n’aime ça être inactif ! On a tous besoin d’un but, d’objectifs, de projets. Les chômeurs ont souvent honte d’avouer qu’ils ne font « rien ». Au quotidien, annoncer qu’on est chômeur, c’est de la culpabilité, récolter des regards méprisants, de la suspicion, c’est ne pas être intégré, ne pas faire partie du troupeau, de la meute.

Puis ça n’a rien de très agréable de vivre sur les deniers publics. Au vu du nombre d’erreurs qu’ils font au kilomètre (Pôle Emploi, la CAF etc.), cet argent, vous ne savez jamais si vous y avez vraiment le droit ou pas ou combien de temps du moins !

Alors les quelques « cas sociaux » qui aiment ça être inactifs, ils sont bien peu nombreux. Voire même une si petite minorité que ce n’est pas eux qui ruineront la France.
Plus de contrôle, d’accord… mais pour les résultats que ça donnera, encore du temps et de l’argent gaspillé…

Et pendant ce temps là, les gros riches d’en haut continuent à se jouer des lois se faufilant dans toutes les failles possibles pour sauver leur fortune (qu’ils ne peuvent dépenser en une vie). Et ils se marrent !!!! Ils se marrent bien ces gens-là à vous observent, pauvres hères, vous déchirer parce que le voisin il a l’air mieux loti que vous, parce qu’il a l’air…. il vit peut-être de la CAF, se soigne avec la CMU… mais en général ce voisin, il a l’air épanoui ??? Vous croyez vraiment qu’il part aux Baléares avec ses bons vacances CAF ???

Au fond, qu’en savez-vous de sa situation personnelle ? Qu’avez-vous vérifié ?

Des abus, des vrais, il y en a bien sûr, mais bien moins que vous le croyez (les chiffres, les vrais chiffres, où sont-ils ????). Et votre voisin du coin de la rue, en admettant qu’il abuse vraiment de l’aide publique abuse beaucoup moins que la France d’en haut qui reçoit bien plus de cadeaux.

Alors attaquez-vous aux vrais problèmes, aux vrais fautifs !!! L’urgence est là. Il sera toujours temps de couper le robinet aux petits tricheurs plus tard.

INDIGNEZ-VOUS !

De la religion

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Ça m’a bien chatouillé les pieds et les aisselles il y a quelques années de cela…. il était question que quelqu’un m’offre à moi, pour mon quart de siècle, une bible car lui était croyant.

N’étant pas du tout du tout du tout sensible à la religion, ça m’avait beaucoup fait rire et en même temps, ça m’avait un peu agacée… moi je n’aime pas la religion, je trouve que c’est selon les cas une grosse arnaque, une béquille inutile !

Je ne cherche pas à en débattre avec des croyants parce que oui je sais, il y a la spiritualité, un autre regard sur le monde, un réconfort pour certains, etc. … en tout cas ils ne me convaincront de RIEN et moi non plus je ne les convaincrai de RIEN.

Quoi qu’il en soit, d’autres personnes m’ont dit que la première personne voulait simplement me faire découvrir sa religion, quelque chose que lui aime en somme. Mouais… sauf que la religion, ce n’est pas si anodin qu’un passe-temps dans le genre du foot, de la philatélie ou de la pêche au crabe.
Plein de gens se sont entretués et s’entretuent encore à cause de la religion…elle a fait suer des générations entières, la religion (ceux qui devaient aller au caté etc. parce « qu’il-fallait-faire-comme-tout-le-monde »). Alors moi je dis, offrir un livre « saint » à quelqu’un, ce n’est pas anodin. L’intention était peut être bonne et pas calculée, mais y’en a marre de la religion.

On demande aux athées de respecter les croyances des autres et bien les autres doivent aussi respecter la non-croyance des athées !!! La tolérance ça marche dans les deux sens !

PS : Respect à tous les croyants qui ne viennent pas enquiquiner les athées et qui respectent leur croyance qu’il n’y a pas de dieu, ni de maître.

Re-PS : La religion ça m’exaspère très vite mais parlons tout de même de cette pauvre religion malmenée, insultée par les médias : l’Islam. Comme l’a dit le frère aîné de Mohamed Merah, il n’y a pas de musulmans modérés. Il n’y a pas de place pour le salafisme dans l’islam. Qu’on foute la paix aux musulmans.