Quitter Facebook

Après avoir commencé à utiliser une messagerie payante (adieu progressif à gmail), à naviguer sur le Web avec Qwant et Lilo au lieu de google, c’est décidé, je quitte facebook. Marre d’être toujours scotchée dessus, marre de la place que cela prend dans ma vie, sans parler du non-respect dont facebook fait preuve à notre égard (collecte et revente de données, surveillance, fausses suggestions de vos contacts).

Mon principal problème à moi, c’est que j’utilise facebook depuis des années comme un agrégateur d’informations sur plein de sujets (politique, écologie, féminisme). Et c’était devenu mon principal centre d’intérêt sur ce réseau social, en plus de me permettre d’échanger sur des sujets précis, dans des groupes super intéressants. J’y apprenais et j’y découvrais plein de sites, de sources d’informations, de citations, de vidéos, de gens.

Je sens que je vais avoir du mal à retrouver ce condensé, ce format court, très pratique et rapide d’informations diverses, percutantes, hyper intéressantes ailleurs. Néanmoins, je pense que ça va me faire du bien de me défacebooker.

En apprendre moins, moins vite sur plein de choses. Prendre le temps de parcourir un site Web, par exemple celui des économistes atterrés, plutôt que de bénéficier des posts tout cuits livrés par leur page facebook. Même si ce qui est craignos, c’est que sur un site Web, par exemple celui de la famille Zéro déchet, je ne verrai pas des articles super intéressants qu’ils relayaient via leur page facebook. Ah la richesse des données trouvées sur facebook. Il nous a bien eu quand même Zuckenberg !

J’essaie de trouver une alternative à l’agrégation d’informations que me fournissait facebook. Par exemple, utiliser Netvibes pour agréger les flux RSS (quand ils existent) des sites Web, à l’origine des pages facebook que je consultais. Je teste cette méthode en ce moment et je dois dire que ce n’est pas très concluant (lenteur de chargement, des informations que je n’ai pas alors qu’elles sont sur facebook. Puis ce n’est pas très convivial Netvibes :/

Quant à persuader tout ce beau monde de déménager ou de publier simultanément sur Framasphère (Diaspora) et facebook, c’est loin d’être gagné. On trouve déjà beaucoup de contenus intéressants sur Framasphère…et Mastodon mais il est bien dommage qu’ils ne soient pas plus nombreux à avoir franchi le pas de faire une double-publication, sur framasphère et sur facebook, comme le fait Mr. Mondialisation.

 

 

Détournez Facebook à votre profit !

Abuser de Facebook déprime. Hum, vraiment ?

Je passe beaucoup de temps sur Facebook et ça n’impacte pas mon moral.

Qui a dit qu’on était obligé.e de voir la mise en scène que font les autres de leur vie sur ce réseau social ? Vous aussi ils vous insupportent ceux qui passent leur temps à changer leur photo de profil, à vous donner le menu détail de leurs activités, jour après jour ?

Eh bien, arrêtez de les suivre ! Détournez Facebook à Votre avantage ! Vous aimez un journal en particulier, une activité, vous avez des convictions ?

Unfollowez donc vos « Hémo Roïde » et abonnez vous aux pages, aux artistes, aux radios, aux journaux qui vous parlent ! Et partagez-les tous ces articles, faites-en profiter vos contacts !

Non parce qu’il ne faut pas déconner, on a pas une centaine d' »amis » sur Facebook. On a des contacts !

Que cela plaise ou non aux gens, ce sont des contributions utiles. Pour informer les autres, leur faire prendre conscience de certaines choses, décréduliser les crédules qui partagent les « Y’en a marre des étrangers qui nous volent nos allocs« .

Donnez un coup de pied dans la fourmilière du narcissisme ambiant !

Et si vous en avez vraiment trop marre, il y a Framasphère (Diaspora) ! Ah je sais ce n’est pas facile d’entraîner les gens à s’inscrire sur des réseaux sociaux moins populaires. Mais il y en a toujours quelques-uns qui te suivent…et tous ceux qui viennent voir mais qui ne disent rien.

Rome ne s’est pas construite en un jour mon José ! Aie confiance !

Framasphère (Diaspora), kesaco ?

Diaspora est un réseau social libre, sur lequel vos données n’appartiennent qu’à vous. Il s’agit d’un réseau social décentralisé, ce qui, si je ne m’abuse, permet plus d’anonymat et sécurise vos donnés. Il est décomposé en « pods ».

Les pods sont un peu comme différents sous-réseaux (Framasphère en est un), éparpillés dans le monde, mais qui sont tous connectés pour former Diaspora.

Plus rudimentaire que Facebook mais c’est en rejoignant ce réseau social libre qu’on le fera évoluer vers plus de modernité !

Framasphère est donc un pod, assez fréquenté.

A ce stade, je trouve son utilisation un peu limité : on ne peut rejoindre des groupes ou s’abonner à des pages comme sur facebook. On suit des hashtags, si tant est qu’un post a été publié avec le hashtag qu’on recherche.

J’aimerais y être en permanence et ne plus poster sur facebook que via Framasphère, mais bien qu’il soit possible de le faire, seul le texte publié de Framasphère vers Facebook fonctionne.

Publication depuis Diaspora, sur facebook
Voilà, ça donne ça sur fessbouc

Néanmoins, ça vaut le coup de persévérer ! Essayez donc !

 

Facebook qui se mord la queue

Ben dis donc José…

Chamath Palihapitiya, qui fut chez Facebook vice-président chargé de la croissance de l’audience, exprime ses regrets d’avoir participé au succès de l’entreprise. « Je crois que nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social », avance-t-il, confiant se sentir « immensément coupable » d’avoir contribué au succès de Facebook.

Vraiment mon José, ohhhh, c’est un peu facile de cracher dans le potage de Pépé, nan, tu crois pas ?

Il s’en prend aux « cœurs, “j’aime” et pouces en l’air » réducteurs, aux « boucles de réactions basées sur la dopamine », qui « détruisent le fonctionnement de la société ».

L’ancien salarié ne s’arrête pas là, estimant qu’« il n’y a pas de discours citoyen, pas d’entraide, il y a de la désinformation ».

En novembre également, le New York Times publiait la charge d’une ancienne cadre de Facebook, Sandy Parakilas, qui avait travaillé en 2011-2012 sur les questions de vie privée. « Ce que j’ai vu de l’intérieur était une entreprise qui privilégiait la collecte de données de ses utilisateurs plutôt que de les protéger des abus », dénonçait-elle, estimant que « les politiques ne devraient pas permettre à Facebook de se réguler lui-même. Parce qu’il ne le fera pas. »

Oui c’est comme la finance ou la théorie du ruissellement ça. C’est bien du potage de néo-libéral !!! Pour aller plus loin, c’est ici !

Je crois que nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social. Chamath Palihapitiya