Faisons vivre le compostage en ville !

Je me suis mise au lombricompostage il y a deux ans, lassée de jeter mes déchets de cuisine dans une poubelle qui puait au bout d’une semaine !

Quel plaisir de ne plus gaspiller !

J’ai commandé mon très cher lombricomposteur sur eco-worms. Cher, oui, pas loin de 100 euros.

J’aurais pu en acheter un d’occasion. Ou le fabriquer moi-même.

A l’époque, je n’en ai pas trouvé d’occasion sur le bon coin ou ils étaient décrits comme un peu cassés ou que sais-je. Deuxio, quand on vit très loin de sa famille, on a pas forcément le courage ni l’énergie de prospecter (surtout dans des régions peu accueillantes comme du côté de Nice !!!) pour trouver de quoi bricoler un lombricomposteur, bien que l’idée m’aurait beaucoup plu. Et j’avais hâte de m’y mettre ! Même si j’ai attendu l’arrivée de mon lombricomposteur 4 semaines !

Drôle de hasard

Je me suis fournie en vers de terre en faisant une demande sur Le Bon Coin et…drôle de hasard, je suis allée chercher mes vers de terre chez une connaissance, de l’entreprise où je travaillais. Nous avions convenu que je lui donnerais mon compost tous les 3-4 mois.

Premiers mois difficiles

Je n’ai pas pu tenir ma promesse et fournir ma connaissance en compost car le moral des vers de terre, dans le sous-sol de ma résidence, n’allait pas fort. Ça sentait mauvais. Des moucherons naissaient, s’échappaient du secret de ma cave pour venir mourir dans le couloir, menant aux différentes caves des locataires de ma résidence. Oups !

Après quelques semaines, de nombreux coups de balais dans le couloir pour évacuer les cadavres et quelques recherches sur Internet, j’en ai conclu que je nourrissais peut-être trop mes gentils vers de terre.

Ni une ni deux, je les ai sauvés (ceux qui étaient encore vivants) et j’ai jeté mon compost qui sentait la mort.

Je leur ai refait une litière et les ai nourri un peu moins, un peu moins souvent. Mes petits animaux de non-compagnie se sont mis à faire leur travail admirablement bien ! Plus d’odeur, plus de moucherons, une bonne odeur d’humus à l’ouverture du lombricomposteur ! Du thé de compost (toujours le diluer dans de l’eau) régulièrement pour aller arroser mes cultures sur mon balcon.

Le don de vers de terre

Mon compost allait désormais très bien. Je me suis donc inscrite sur https://plus2vers.fr/ pour proposer les enfants de mes animaux de non-compagnie à l’adoption. J’ai été étonnée du nombre de fois où l’on m’a contactée pour venir adopter des vers de terre. On m’a offert de la confiture, une bouteille de vin rouge en échange…oui c’était vraiment très sympa. Une bonne occasion de rencontrer des inconnus de la petite ville où j’habitais.

Un geste de petit colibri utile et un remerciement à notre terre nourricière !

Les toilettes sèches !

Les toilettes sèches !

Il y a quelques années, alors que je m’intéressais encore assez peu à l’écologie, quelqu’un a posté cette photo ci-dessus sur facebook. Elle m’avait frappée.

Elle a sans doute déclenché l’enchaînement de découvertes puis expérimentations qui m’ont conduite à me construire une conscience écolo jusqu’à parfois cette réflexion très amère (et peut-être naïve) qui me vient régulièrement : on aurait dû être les jardiniers de la Terre…

Fervente supportrice du petit colibri depuis, je change mes habitudes petit à petit (coupe menstruelle, paniers Davoine, lombricompostage) et j’espère bien, tôt ou tard, rejoindre un groupe vivant dans des habitats bio-climatiques. L’excellent MOOC Concevoir une Oasis des Colibris, que j’ai entièrement suivi m’a donné beaucoup d’espoir.

Mes réflexions sur le sujet quand je vois mes parents donnent lieu à des échanges…intéressants :

l’un comme l’autre me rappellent que les conditions de vie de nos grand-parents ont été dures avant la modernité. Oui, moi aussi j’ai entendu Mamie parler de l’utilisation de la lessiveuse, avant qu’arrive la machine à laver. Des couches lavables de ses 3 premiers enfants. Des toilettes sèches dehors quand il faisait froid…

Je dois souvent leur rappeler que l’idée n’est pas de revenir à la bougie mais de concilier modernité ET respect de la nature et de ses ressources.

J’ai hâte d’aller toujours plus loin !

 

Voyage en Norvège, Scandinavie mon utopie et réflexions métaphysiques

Train entre Oslo et Bergen : 7h de paysages époustouflants
Train entre Oslo et Bergen : 7h de paysages époustouflants

Toilettes de l'aéroport de Bergen
Toilettes de l’aéroport de Bergen

J’étais en vacances en Norvège la semaine dernière avec des amies.

Au-delà du dépaysement que je souhaitais connaître, j’étais là pour VOIIIIIR ces gens du nord, leurs paysages qui ont toujours une longueur d’avance sur nous ! Mais pourquoi sont-ils plus avancés que nous, me demandais-je ? Écologie, protection sociale, intelligence collective, éducation…

J’ai scruté, tout, du haut du ciel jusqu’en bas des caniveaux. Du haut de l’immensité blanche des montagnes qui se confondaient avec le ciel jusqu’au calme profond des eaux glacées des fjords.

  • VU : Dans les vitrines de mode féminines, les escarpins à plateforme apparaissaient avant ceux sans plateforme (qui te font mal aux pieds au bout d’une heure). Marque Unisa qui plus est ! Hasard ou respect plus prononcé de la femme…jusqu’à ses pieds ? Parenthèses : il y a quelques années, je voulais m’acheter des talons MAIS qui ne me ruineraient pas les pieds. Car la plupart de ces délicieux escarpins visuellement parlant sont des instruments de torture. Je m’étais demandé pourquoi on vendait si peu de beaux escarpins CONFORTABLES en France. Après de longues recherches, j’avais découvert la marque Unisa.
  • VU: Sur la route, en voiture, pas de concours de vitesse. Ils étaient même un peu trop cools pour moi.
  • VU : Ces rues, ces fjords, PROPRES. Pas un papier, pas une bouteille dissimulée dans un fourré. En France, même devant le magnifique lac de ste Croix dans les Gorges du Verdon, tu ramasses des couches sales et des bouteilles de coca vides.
  • On a rencontré un français dans la rue qui vivait à Oslo depuis 4 ans. Alors c’est comment ici ? je lui demande, les yeux écarquillés. Génial ! me répond-il. On est protégés, on est ultra-protégés, je veux dire à tous les niveaux, pour tout.

Finalement, ma réponse précise à la question Mais pourquoi sont-ils plus avancés que nous ??? je ne l’ai trouvée ni dans les fascinants fjords ni dans l’exquise politesse norvégienne (que le guide du routard décrivait, à ma grande frayeur, comme de la froideur) mais plutôt , après coup (même si le monsieur parle plutôt de la Suède).

Les maîtres mots de son article sont : rudesse du climat et pragmatisme. Et de là découle le reste…des conditions de vie rudes ont amenés les scandinaves depuis très longtemps à être SOLIDAIRES et à AGIR plutôt que de penser car les nécessités étaient là.

Je reste fascinée : leur société représente ce que je voudrais connaître dans ma vie. Maintenant ou au moins plusieurs années.

  • Mise en œuvre de solutions écologiques.
  • Respect absolu de l’environnement.
  • Réelle égalité Hommes-Femmes.

Bon, certes, le premier ministre islandais a dû démissionner sous la pression populaire parce qu’il a planqué du fric dans un paradis fiscal. Tout n’est pas rose paillette non plus ! Mais ce serait génial de pouvoir approcher l’utopie de plus près !

Alors oasis ou pays scandinaves ? Il va falloir choisir !

 

Undredal
Undredal

Port d'Oslo
Port d’Oslo