Extraits de l’article « Facebook nous prend en otage »

Pour la première fois depuis sa création, les chiffres d’audience et d’utilisation de Facebook sont à la baisse. Certes, cette baisse reste relative (le nombre d’utilisateurs quotidiens recule de 185 à 184 millions, et ces derniers passent 2 minutes de moins en moyenne sur le réseau social) mais elle est tout de même symbolique.

Olivier AUber :

[…] ma première bonne résolution de 2018 a été de quitter Facebook (rires). Cette démarche découle d’une petite aventure qui m’est arrivée pendant les vacances de Noël, alors que j’étais à Amsterdam. Je voulais garer ma voiture dans un parking en ville mais, pour rentrer, il fallait que je télécharge une application sur mon téléphone en passant par Google Play. Je l’ai fait sans trop sourciller mais, une fois lancée, l’application me disait qu’elle ne fonctionnait pas dans le pays où je me trouvais. Ça commençait à m’agacer mais j’ai décidé de persévérer en contactant l’assistance, pour enfin réussir à rentrer dans ce parking. Mais je n’étais pas au bout de mes peines car j’étais obligé de passer par Messenger, What’s App ou Instagram, trois sociétés appartenant à Facebook, qui utilisent uniquement des bots et des répondeurs dans ce genre de situation.

Il a donc fallu que je téléphone au siège social de la société, où j’ai fini par tomber sur quelqu’un qui m’a fait ouvrir la porte du parking après 2h30 de bataille… C’est à ce moment que je me suis dit qu’il fallait vraiment arrêter Facebook : s’il faut passer par la Silicon Valley pour ouvrir une porte de parking à Amsterdam, ça devient ridicule. […]

Une fois ma décision prise, j’ai annoncé à mes amis que je quittais Facebook, un peu comme quand on annonce à tout le monde qu’on arrête de fumer. J’ai donc donc essayé de faire un back-up avec le système de Facebook, afin de récupérer toutes mes données. Et c’est vraiment à ce moment-là que les problèmes ont commencé. Car dans cette sauvegarde que je voulais récupérer, il n’y avait presque rien : à part les photos, les vidéos et les quelques commentaires que j’ai pu laisser sur certaines publications, tout avait disparu. Ce qui m’intéresse, en tant que chercheur, ce sont les échanges que j’ai pu avoir avec mes collègues sur des publications, et il ne restait plus une seule trace de cela.

De plus, en étudiant le comportement de mes confrères, je me suis rendu compte qu’ils avaient pris l’habitude d’utiliser Facebook pour mener des discussions professionnelles. Un peu comme s’ils étaient dans des séminaires ou sur leur lieu de travail. Et ce qui est terrifiant, c’est que, dès lors qu’on veut quitter ce réseau, tous ces échanges disparaissent. C’est comme si nous étions dans un endroit où les échanges étaient directement captées par le lieu dans lequel on se trouve. Vos mots ne vous appartiennent même plus ! En somme, j’avais presque perdu sept années de travail sur Facebook, c’était difficilement acceptable. Je me suis donc dit que j’allais envoyer la note aux responsables. […]

[…] L’idée à combattre, c’est que le travail est considéré comme tel uniquement s’il rentre dans le circuit monétaire. Ainsi, le mot « travail » est devenu synonyme d’«emploi », alors qu’il existe toutes sortes de travaux qui ne sont pas rémunérés et qui ont une autre valeur sociétale. Par exemple, le fait de s’occuper de ses enfants ou d’être bénévole dans une association, c’est du travail ! Et je pense que le gens qui utilisent Facebook travaillent réellement pour le géant américain. Même si leur comportement leur semble insignifiant et consenti, il y une part de travail réel qui est non négligeable, et surtout non rémunérée. Il faut prendre conscience de cela, se rendre compte à quel point on se sert de nous.

 

Détournez Facebook à votre profit !

Abuser de Facebook déprime. Hum, vraiment ?

Je passe beaucoup de temps sur Facebook et ça n’impacte pas mon moral.

Qui a dit qu’on était obligé.e de voir la mise en scène que font les autres de leur vie sur ce réseau social ? Vous aussi ils vous insupportent ceux qui passent leur temps à changer leur photo de profil, à vous donner le menu détail de leurs activités, jour après jour ?

Eh bien, arrêtez de les suivre ! Détournez Facebook à Votre avantage ! Vous aimez un journal en particulier, une activité, vous avez des convictions ?

Unfollowez donc vos « Hémo Roïde » et abonnez vous aux pages, aux artistes, aux radios, aux journaux qui vous parlent ! Et partagez-les tous ces articles, faites-en profiter vos contacts !

Non parce qu’il ne faut pas déconner, on a pas une centaine d' »amis » sur Facebook. On a des contacts !

Que cela plaise ou non aux gens, ce sont des contributions utiles. Pour informer les autres, leur faire prendre conscience de certaines choses, décréduliser les crédules qui partagent les « Y’en a marre des étrangers qui nous volent nos allocs« .

Donnez un coup de pied dans la fourmilière du narcissisme ambiant !

Et si vous en avez vraiment trop marre, il y a Framasphère (Diaspora) ! Ah je sais ce n’est pas facile d’entraîner les gens à s’inscrire sur des réseaux sociaux moins populaires. Mais il y en a toujours quelques-uns qui te suivent…et tous ceux qui viennent voir mais qui ne disent rien.

Rome ne s’est pas construite en un jour mon José ! Aie confiance !

Framasphère (Diaspora), kesaco ?

Diaspora est un réseau social libre, sur lequel vos données n’appartiennent qu’à vous. Il s’agit d’un réseau social décentralisé, ce qui, si je ne m’abuse, permet plus d’anonymat et sécurise vos donnés. Il est décomposé en « pods ».

Les pods sont un peu comme différents sous-réseaux (Framasphère en est un), éparpillés dans le monde, mais qui sont tous connectés pour former Diaspora.

Plus rudimentaire que Facebook mais c’est en rejoignant ce réseau social libre qu’on le fera évoluer vers plus de modernité !

Framasphère est donc un pod, assez fréquenté.

A ce stade, je trouve son utilisation un peu limité : on ne peut rejoindre des groupes ou s’abonner à des pages comme sur facebook. On suit des hashtags, si tant est qu’un post a été publié avec le hashtag qu’on recherche.

J’aimerais y être en permanence et ne plus poster sur facebook que via Framasphère, mais bien qu’il soit possible de le faire, seul le texte publié de Framasphère vers Facebook fonctionne.

Publication depuis Diaspora, sur facebook
Voilà, ça donne ça sur fessbouc

Néanmoins, ça vaut le coup de persévérer ! Essayez donc !

 

Facebook qui se mord la queue

Ben dis donc José…

Chamath Palihapitiya, qui fut chez Facebook vice-président chargé de la croissance de l’audience, exprime ses regrets d’avoir participé au succès de l’entreprise. « Je crois que nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social », avance-t-il, confiant se sentir « immensément coupable » d’avoir contribué au succès de Facebook.

Vraiment mon José, ohhhh, c’est un peu facile de cracher dans le potage de Pépé, nan, tu crois pas ?

Il s’en prend aux « cœurs, “j’aime” et pouces en l’air » réducteurs, aux « boucles de réactions basées sur la dopamine », qui « détruisent le fonctionnement de la société ».

L’ancien salarié ne s’arrête pas là, estimant qu’« il n’y a pas de discours citoyen, pas d’entraide, il y a de la désinformation ».

En novembre également, le New York Times publiait la charge d’une ancienne cadre de Facebook, Sandy Parakilas, qui avait travaillé en 2011-2012 sur les questions de vie privée. « Ce que j’ai vu de l’intérieur était une entreprise qui privilégiait la collecte de données de ses utilisateurs plutôt que de les protéger des abus », dénonçait-elle, estimant que « les politiques ne devraient pas permettre à Facebook de se réguler lui-même. Parce qu’il ne le fera pas. »

Oui c’est comme la finance ou la théorie du ruissellement ça. C’est bien du potage de néo-libéral !!! Pour aller plus loin, c’est ici !

Je crois que nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social. Chamath Palihapitiya

Espionner les autres : la débandade des réseaux sociaux

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Je viens parler ici de ce comportement lâche, malsain, stérile qui consiste à espionner les autres. Pour diverses raisons…

En amour : espionnage en amont, espionnage pendant la relation. C’est-à-dire consultation des messages du téléphone portable, consultation des traces laissées sur les réseaux sociaux.

L’espionnage en ligne est incroyablement aisé, de l’aveu de beaucoup. C’est vrai qu’on est la génération Moimoimoi à tout prix ! Alors tout ce qu’on peut laisser derrière nous sur la toile.

L’ayant bien évidemment aussi pratiqué (ah ce temps perdu !), on peut à peu près tout savoir de quelqu’un, bien que la personne ne dise que ce qu’elle veut sur elle, sur facebook.  Centres d’intérêt, environnement amical/affectif, albums photo. Oui, c’est flippant tout ce qu’on peut laisser derrière nous.

De fil en aiguille, on peut parfois carrément dresser la biographie de la personne : d’après les réseaux sociaux, forums, albums photos en ligne, blogs où elle se balade et laisse des traces ! 

Comme à plein de filles, ça m’ait arrivé car j’étais TROP AMOUREUSEUH. La curiosité était la plus forte. Bon évidemment après, en plus du temps perdu sur l’ordinateur, on éprouve tristesse et frustration. On ne fait pas le deuil d’une relation amoureuse comme ça. 

Mais c’est ça qui est terrible… Internet vous donne ce pouvoir, si vous en voulez ! Dans tous ces moments d’ennui moisi, ou de tristesse.

Drôle d’époque !