Le complexe de la bonne ménagère ça évolue !!!!

J’ai écrit, il y a longtemps, un article, sur le complexe de la bonne ménagère, un complexe épouvantable dont j’ai vu plein de filles souffrir, hélas….

Je n’ai pendant longtemps pas trouvé d’échos à ce que je pensais, dans les médias, et je trouvais ça désespérant.

Étonnamment, moi j’ai toujours eu des mecs qui faisaient leur part de tâches ménagères sans que je ne leur demande rien et sans que je ne les devance en rien. Si quand même, il y en a un qui n’aimait pas faire la vaisselle. Eh bien, quand ce n’était pas mon tour, je laissais ladite vaisselle pourrir dans l’évier jusqu’à ce qu’il bouge son luc…

Je ne comprends pas en quoi cela est compliqué pour beaucoup de filles de foutre la paix aux autres et de les laisser faire, quand bien même les tâches ménagères ne sont pas faites « à leur sauce ». Dans la vidéo ci-dessous, Titiou Lecoq met le doigt sur des comportements qu’elle a appris à changer peu à peu et ça fait du bien de voir des femmes s’exprimer sur le sujet.

Titiou Lecoq : « En voyant des chaussettes sales par terre, j’ai pété les plombs »

 

#metoo #balancetonporc

Je n’ai jamais moi-même été la victime d’agressions ou de violences sexuelles.

Néanmoins, moi aussi j’ai croisé des porcs (j’aimerais trouver un autre terme car le cochon est un animal intelligent et très mignon quand on ne l’oblige pas à vivre en camp de concentration pour cochons), depuis l’enfance en fait :

École primaire – Un gamin au cerveau ravagé me poursuivait dans la cour de récré ou en classe en émettant des bruits de femme qui jouit. Il le faisait aussi en classe quand j’étais près de lui, devant notre instit homme…qui ne disait rien. J’éprouvais de la gêne, de la honte qu’il le fasse à MOI. Il avait un jour dit à l’instit que son père avait menacé de le balancer dans le feu. J’ai vraiment regretté qu’il n’ait pas fini dans la cheminée car par la suite il m’a harcelée moralement, au collège.

Collège – Une main au cul par un autre, alors que nous quittions le gymnase pour le collège. J’éprouvais de la gêne, de la honte, je lui aurais bien mis une grosse baffe mais j’avais peur que ma réaction semble disproportionnée. Le mec l’avait fait à plusieurs filles…ça avait fait rire la prof d’EPS. Forcément avec des réactions comme ça du corps enseignant, on ne se sent pas autorisée à réagir violemment.

Harcèlement moral par des garçons, dont celui qui émettait des bruits de femme qui jouit, avec insultes constantes, notamment « pute »…J’avais peur d’eux, je ressentais une rage et une impuissance pas possible, j’aurais voulu les faire taire, j’aurais voulu les voir morts.

Lycée – Alors que je rentrais chez ma tante après le lycée, un homme garé devant chez les pompiers (en plus !) me demande son chemin. Je m’approche de la fenêtre. Ce merdeux avait le pénis a l’air et s’est mis à se masturber. Sidération de ma part. Donc sous l’effet de sidération et du fait de la gêne éprouvée, au lieu d’aller le dénoncer chez les pompiers, j’ai marché sans m’arrêter jusqu’à chez ma tante.

Fac – Nous étions un groupe de filles à travailler dans une salle informatique. Soudain je vois un homme dans l’encadrure de la porte. Je n’en crois pas à mes yeux, il se met à se masturber. Stupeur, gêne et envie de le dénoncer, bien fort mais…mais…stupeur et un peu de peur aussi. Alors…rien. Personne ne semblait faire attention à lui…j’ai cru être la seule à le voir. Plus tard, j’en ai parlé à une fille présente dans la salle ce jour là, elle aussi : elle l’avait vu mais n’avait rien osé dire non plus.

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Le complexe de la bonne ménagère

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Ça vous est sans doute déjà arrivé d’être confronté(e) à une femme (mère, sœur, copine) qui vous reprend sur la façon dont vous faites la cuisine ou les tâches ménagères ? Je trouve ça très crispant, moi ! La femme européenne n’est-elle pas censée s’être émancipée du rôle de boniche que la société lui a toujours confié ? Et lui confie encore ?

Combien de fois j’ai entendu des filles nous reprendre moi ou d’autres sur notre façon de « faire » ceci, cela ? Il y a des remarques utiles, bien sûr. On peut tous vouloir aider quelqu’un à faire mieux. Mais j’ai surtout vu ou entendu, personnellement, un paquet de remarques juste inutiles, rabaissantes, sans intérêt. Je les plains ces femmes ! On les avait pourtant libérées du foyer et d’elles-mêmes, elles reprennent un rôle de maîtresse de maison. Sans en avoir conscience, souvent. Parce qu’elles ont des « normes » en tête. Mais chacun a ses normes, les filles ! Ce n’est pas celui qui critique qui a forcément raison.

Mine de rien, c’est souvent une façon de contrôler le lieu de vie. Non contentes de ne pas arriver à concilier leur rôle de femme, de mère et de travailleuse, il faut en plus qu’elles soient de parfaites femmes de ménage !?! Mais si on ne laisse pas Monsieur faire sa part, comment peut-on équilibrer le foyer ?

Pire, si on se contente de râler sur sa façon de faire, sans lui montrer la sienne, comment peut-on espérer qu’il soit autonome ? En admettant qu’il ne sache vraiment pas faire ou qu’il fasse vraiment mal.

J’ai mis longtemps à réaliser à quel point ces comportements étaient arriérés, me demandant pourquoi elles étaient aussi CHIANTES ! Or, c’est certainement le fruit d’une éducation Rose et Bleu.

La théoricienne du ménage

L’autre type de bonne ménagère perfide, c’est la théoricienne du ménage. Elle parle beaucoup mais c’est elle qui en fait le moins ! Ou alors, elle est très inefficace à faire ce qu’elle dit. Souvent, la bonne ménagère théorise, houspille les autres à propos des tâches ménagères, sauf qu’elle est la première (et peut être la seule) à laver la cuvette des toilettes et les assiettes avec la même éponge. Elle est la première à passer l’aspirateur en oubliant les « coins ».

Bref, bon nombre de bonnes ménagères sont en vérité des grosses dégueulasses !

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La moutarde m’est montée au nez récemment à cause de ma colocataire. Cette maniaque du ménage a beaucoup théorisé ces derniers mois sur la fréquence de nettoyage de la table basse du salon, du frigo, de la poubelle…etc.

Faisant ma part et bien plus encore (et moi quand je passe, la crasse je la fracasse), je l’écoutais d’une oreille distraite. Puis je me suis rendue compte que ses grandes théories avaient pour but de NOUS faire faire le ménage, moi et la troisième colocataire !

La théoricienne du ménage ne semble jamais passer à l’action. Du moins en ma présence. En revanche, elle sait laisser traîner ses crasses, elle la maniaque du ménage ! Je lui ai parlé de faire un planning Ménage histoire qu’elle mette ses théories en pratique. Elle a refusé net !

Bref, que ce soit ce cas-ci ou un autre, la bonne ménagère a de l’avenir devant elle ! Entre les Madame-propre-je-fais-tout-tu-touches-à-rien-tu-sais-pas-faire et les expertes en théorie du ménage, je ne vois qu’un tas de gamines qui n’ont jamais cessé de vouloir jouer à la maîtresse de maison-maman-boniche !

Leur éternelle préoccupation, c’est contrôler le lieu de vie. Toujours prêtes à critiquer les autres femmes, à habiller les garçons en Bleu et les filles en Rose, à servir et chérir ces messieurs comme s’ils étaient en sucre…

C’est du propre dis donc !!!

*Elle et son « la fellation, le ciment du couple », descendu en flammes bienheureusement par d’autres magazines, dont Causette, un bol d’air !