Souffrir pour être belle : Les anglaises et leurs talons hauts

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Dans ce pays, elles sortent toutes à moitié nues avec des talons de dix centimètres aux pieds…

Qui donc trouve cela joli, hormis les petites anglaises ? Les hommes ??? 

Je ne dis pas que celles qui aiment cela doivent s’en priver mais moi, je trouve cela étrange. Qu’est-ce donc que ces femmes qui s’acharnent à souffrir pour être belles ? Pourquoi tant de démesure ? En quoi le talon de dix centimètre est-il plus sexy, plus féminin que le très supportable talon de quatre-cinq centimètres ?

J’ai essayé moi aussi, il y a très longtemps de supporter les talons très hauts. Mais même avec des coussinets en silicone, coussinets anti-dérapants ou autre, j’avais toujours très mal aux pieds.

Esthétiquement, les silhouettes créées par ces talons m’évoquent toujours des chiens…ces chiens grands, fins et élancés qui avancent sur leurs petites pattes délicates…

The cherry on the cake, c’est la crinière brossée, façon Star de télé-réalité, les fesses qui ressortent un peu plus du fait d’être légèrement penchées en avant, telles des bateaux ivres (ce qu’elles sont, généralement)…et ces talons gigantissimes qui donnent du galbe certes mais vraiment de loin ou de près, la démesure, c’est pas joli joli sans compter le maquillage à la truelle…

Victimes de la mode ? Victimes de la société machiste ? Pourtant chacun peut vendre du rêve tout en restant à peu près naturel. Il suffit de s’aimer un peu et les autres suivront.

Quelle tristesse… entre ça, les régimes que la presse essaie de faire ingurgiter aux femmes, l’interdiction de vieillir. 

Et ça durera encore longtemps…

 

 

 

 

 

Travailler moins pour vivre plus

On travaille beaucoup trop… pour un peu que l’ambiance soit mauvaise en plus au bureau ou qu’il n’y en ait pas du tout, alors là, se rendre dans sa boîte tous les jours devient une corvée…qui dure des années si ce n’est des dizaines d’années.

Je n’en peux plus des discours moralisateurs ambiants, de la culpabilité toute chrétienne, des jugements à l’emporte-pièce. On jalouse les fonctionnaires, tous ceux qui ont des avantages réels ou fantasmés (de plus en plus fantasmés, dirais-je). On veut que tout le monde souffre tout autant que soit. Comme si ça prouvait qu’on a de la valeur. Quel raisonnement à la con !

Quand le travail est principalement un gagne-pain, c’est aussi une forme de torture. Le temps qu’on y consacre, qu’on y perd. Debout toute la journée à remplir des barquettes de salade en usine ou gérer des projets absurdes, cloué.e à un bureau alors que l’accomplissement de soi est ailleurs. L’être humain.e est naturellement fainéant et on a qu’une vie. On perd notre vie à la gagner…

Pourtant, on est toujours libre de partir, oui, mais survivre en dehors du système demande un sacré courage et de savoir renoncer à tant de confort. Le confort basé sur la production de tant de déchets. Toutes les choses dont on se passe aisément dès lors qu’on commence à fureter en dehors de ce qui est « normal ».

Travailler à plein temps oblige à consommer, beaucoup. Et on consomme par manque de temps. Il est beaucoup plus pratique et rapide de prendre sa voiture plutôt que le bus tous les jours. Plus pratique d’acheter des tas de produits préparés, emballés plutôt que de jardiner, cuisiner. Plus facile et rapide d’acheter son dentifrice que de le fabriquer soi-même.

Tout ça par manque de temps. On peut changer ses habitudes, peu à peu, bien sûr, mais à chaque coup de bourre, on est tentés de retomber dans le facile, le tout prêt.

Le plus vicieux, c’est la consommation qui permet de remplir le vide intérieur. Vide intérieur causé par la fatigue du travail, le rythme de vie. Tu es lessivé.e, tu vas au supermarché du coin (parce que passé 19h, les petits commerçants, eux, sont fermés). Tu venais prendre du fromage et de la salade mais voilà que … tu as envie de prendre ton temps, de flâner. Il y a tant de choses à regarder au supermarché.

Et vas-y que tu t’achètes un gadget dont tu n’as pas vraiment besoin ou ce livre que tu pourrais très bien emprunter à la bibliothèque. Et si j’allais voir les taies d’oreiller, les téléphones portables tant que j’y suis ?

Il faut des petits plaisirs. Mais quand ils passent avant tout par la consommation, prends garde ! N’as-tu pas d’autres moyens de te faire plaisir ?

La solution est sans doute dans le fait de travailler moins pour ralentir le rythme, d’éliminer les achats inutiles et/ou compulsifs, de revenir au moment présent et de l’apprécier (c’est bien la seule chose sur laquelle on ait prise). Et savoir résister au regard des autres, à la pression de la consommation (tu passes très vite pour un.e ringard.e, un.e pingre ou un.e huluberlu).

A-t-on réellement besoin de :

  • sopalin ? Serviettes en papier ? Non, on peut utiliser des serviettes en tissu, des serpillères.
  • de film plastique et alu ? Non, tu planques tes restes entre deux assiettes creuses, dans ton frigo et le tour est joué.
  • de coton pour se démaquiller ? Non, tu peux aussi acheter des carrés de coton lavables et ils durent une éternité.
  • de serviettes hygiéniques/tampons ? Non, tu peux apprendre à dompter la coupe menstruelle ou les serviettes hygiéniques lavables.
  • de jus de fruit (pour le matin) ? Non, il suffit de croquer un vrai fruit.

Dénoncer le harcèlement scolaire

J’ai été victime de harcèlement au collège et à l’époque, les réactions des adultes me désespéraient. Je les trouvais hésitants, jamais assez fermes ou menaçants avec mes harceleurs. Tous ces adultes avaient des réactions que je trouvais très molles, très naïves, très insuffisantes. Ils n’étaient pas du tout convaincus par ce qu’ils faisaient. Ça me semblait incroyable qu’ils aient pu oublier ce qu’ils avaient forcément vu ou subi eux-mêmes, au moins une fois au cours de leur scolarité. Et les harceleurs ne s’y trompaient pas. Une fois l’engueulade passée, ils remettaient ça.

Si c’était à refaire, j’aurais demandé à changer d’école. Ça aurait été plus simple.

Le personnel éducatif dans les écoles n’est pas formé du tout à recueillir et à traiter les plaintes de ceux qui se font harceler. Bien sûr, rien ne vaut la prévention, l’éducation. Qu’on en parle aux élèves dans les classes. Qu’on fasse parler les victimes. Qu’on prenne exemple sur les pays scandinaves qui ont mis en place des cours d’empathie.

Au-delà de l’éducation et de la prévention, je crois que c’est l’esprit critique et de responsabilisation des jeunes qu’il faut stimuler pour qu’ils s’éloignent des comportements moutonniers. Responsabiliser, devant tout type de situation d’agression. Car on connaît la chanson : devant une agression, le sentiment de responsabilité se dilue entre tous ceux qui y assistent.

Vu le sentiment d’impunité qu’éprouve en général la vermine qui emmerde les autres à l’adolescence, moi je ne crois plus qu’aux vertus de l’exclusion et de l’isolement. Créer des classes spécial vermine pour qu’ils se bouffent entre eux ? Non, je plaisante. Mais la vermine doit être prise au sérieux.

Moi je n’ai pas oublié. Vingt ans après je n’ai pas oublié qu’on s’est mis à m’emmerder parce que j’osais bouquiner dans le car qui me menait au collège tous les matins. J’étais non seulement privée du plaisir de lire et en plus du plaisir de prendre le car.

Ma consolation, c’est de savoir que j’ai bien mieux réussi que mes harceleurs.

 

L’avortement

En 2 semaines, voilà que j’ai vu deux reportages traitant des difficultés que rencontrent les femmes qui ont besoin d’avorter à le faire. Certes, on parle ici de celles qui sont à plus de six-huit semaines de grossesse…mais tout de même, quand on sait que le délai légal a été repoussé à quatorze semaines, ces femmes ne devraient pas avoir à s’inquiéter. Or elles sont de plus en plus nombreuses à partir en Espagne ou en Angleterre car le délai des douze semaines va être dépassé.

Douze semaines oui, et non pas quatorze parce qu’une grande partie du personnel médical en France se refuse à pratiquer l’interruption de grossesse au-delà de douze semaines, quand ce n’est pas au nom de leur « close de conscience ». Qu’est-ce que c’est que cette connerie de « close de conscience » ? Nous sommes en 2007, plus en 1970 ! Un médecin doit agir dans l’intérêt de ses patient(e)s ! Pas en fonction de ses convictions religieuses !

Il est dans l’intérêt d’une patiente ne se sentant pas capable d’assumer l’éducation d’un enfant non-désiré (âge, handicap lourd, situation financière ou familiale peu propice, autres raisons) d’interrompre la grossesse. Ça leur évite à tous les deux bien des problèmes !

Entre deux vies, mieux vaut choisir de ne pas gâcher celle de la mère que de faire venir au monde à tout prix un être qui toute sa vie portera le poids de la grossesse forcée de sa génitrice !

Je trouve ça scandaleux que les manifestations anti-avortement soient de plus en plus suivies (d’après les chiffres donnés par la journaliste). Chacun(e) dispose de son corps et en fait ce qu’il en veut. On ne peut imposer à une femme de donner la vie ! Ce n’est plus la respecter en tant qu’être humain !

Ce n’est pas un acte anodin d’avorter…
Ces deux reportages incitent donc à la vigilance, le droit à l’avortement est réellement menacé et les anti-avortement gagnent tous les jours du terrain, ils semblent nombreux, mais ils ne sont rien face à la majorité silencieuse (dont beaucoup de femmes ayant avorté, culpabilisant alors qu’elles ne devraient pas) qui est pour. Il faudra peut-être redescendre dans la rue un de ces jours, tenons-nous sur nos gardes !

N’oubliez pas que si vous dépassez le délai français, vous pouvez vous rendre aux Pays-Bas, en Espagne !