Étude sociologique de la faune dans les Alpes-Maritimes

Le 06, ce département où il fait béton bon de vivre…

Ahhh, le doux chant des klaxons pour se rendre à Sophia-Antipolis le matin, les automobilistes agressifs, dont une bonne partie se sent invincible du haut de son 4-4 brillant ! Ahhh cette côte bétonnée le long de laquelle il faut se balader un bail avant de trouver quelques coins sauvages ou préservés. Ahhh la difficulté à se loger parce qu’un tas de connards ne louent que 9 mois de l’année.

La faune du 06 me paraît absolument illogique.

1/ Quand on est là pour le travail, on côtoie peu de locaux. Passons sur la réputation exécrable des locaux (sans généraliser non plus). Donc nous avons un beau melting-pot des quatre coins de la France et du monde. On devrait en toute logique avoir une certaine proportion de gens sympas, ouverts (???). Ben non, ou si peu. Pour avoir discuter plusieurs fois de l’attitude « des gens du 06 » avec différentes personnes, j’ai entendu dire que l’incivilité/l’individualisme/la bizarrerie de tous ces parachutés du travail venait du fait qu’ils ont eux-même expérimenté la connerie crasse des gens qui étaient là avant eux, et que, suite à cette expérience fort désagréable, ils s’étaient eux-même mis à haïr le tout venant. Moui, c’est un peu facile quand même, non ?

On m’a aussi dit que c’était tout plein d’anciens parisiens. Et quand on voit tout le mal qu’on dit des parisiens, certes, on peut être tenté de conclure méchamment. Mais on ne va pas s’abaisser à cela. N’oublions pas que de vrais parisiens, quand on vit à Paris, on n’en rencontre fort peu. D’ailleurs qu’est-ce qu’un « vrai » parisien ? J’ai vécu à Paris et n’ai pas eu à me plaindre des gens.

Ce qui est sûr c’est que le 06 fourmille de retraités qui finiront leur vie là et de gens comme moi qui repartiront, dégoûtés, après quelques années. Alors qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?

Mystère…

Tu vas sur OVS… c’est mort, la moyenne d’âge tourne autour de 45-50 ans. Je ne veux pas faire du jeunisme mais quand on a la trentaine, c’est dur à avaler de ne rencontrer que plus vieux que soi.

Tu veux rejoindre quelques connaissances sur Nice pour passer une soirée ? Nan mais attends, déjà tu ne peux pas te garer, repartir en train tard le soir est déconseillé. Et d’ailleurs, tu en as beaucoup des connaissances qui t’invitent sur Nice ? Ben non.

Parce que les liens sont su-per-fi-ciels ! Tu peux rencontrer plein de monde mais créer de vraies relations…faut pas rêver oh attends…on est sur la French Riviera ! C’est select ici !

Bon on va essayer les vrais niçois (enfin c’est eux qui se définissent comme ça) alors. Tu rencontres deux ou trois personnes que tu trouves très sympathiques. Du coup, tu les rappelles, tu leur proposes un verre, une sortie, un cinéma. Ah sauf qu’en fait on ne se reverra pas. JAMAIS. Ils te mettront 36 000 likes sur facebook mais dans la réalité, tu ne les reverras pas ! C’était juste comme ça.

Next… les associations.

Là, ça s’améliore un peu, mais il faut creuser un moment pour en trouver une chaleureuse avec des gens accueillants et sympathiques.

J’en viens à tellement à mépriser cet endroit que les inondations et l’attentat de Nice m’ont laissée de marbre.

 

One More Saturday Night Fever

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Là où je vis maintenant je fais beaucoup la fête alors forcément, je suis confrontée à la drague superficielle qui sévit dans les soirées.

Je regrette toujours autant de ne pas savoir aussi bien danser que certaines. Tous ceux qui ont essayé un jour de danser collé-serré avec moi ont été déçus. Je ne suis jamais assez à l’aise pour ça, même à 3 grammes et demi du matin et… pas assez souple (?), ni dans ma tête ni dans mon corps.

J’adore faire la fête, j’adore danser mais surtout avec mes amis. Rien de tel pour moi qu’une bonne nuit en boîte avec tout un groupe d’amis. On peut danser comme des fous, rire, boire. Mais dès que les dragueurs commencent à rôder autour de nous, je me sens déstabilisée, mal à l’aise. Il y a même un temps où ça me rendait furax. Et je le montrais… 

En général, mes amies féminines, elles, réagissent bien à la drague (sauf si ce sont des boulets, et encore). Oui, ça fait toujours plaisir de se faire draguer… je sais mais…

Moi ça me fait peur. Ça va cinq minutes. Rien de plus nul pour moi que de finir le reste de la nuit à discuter et à s’embrasser sur la banquette, avec un dragueur qui n’espère qu’une chose… c’est finir par vous tringler.

L’ennui, c’est que les gens que je fréquente depuis quelques temps sont tous en recherche. En recherche de quelqu’un. J’ai ignoré le beau brésilien tout le temps. C’est un rouleur-de-patin-multi-directions. Comme tout le monde était occupé à dragouiller, j‘ai donc fait causette  avec un type qui ne me plaisait pas, juste pour me donner une contenance en attendant la fin de la soirée. Je trouvais ça chiant. Il a d’ailleurs cru que j’étais anglaise, ah ah ah. Ah l’alcool…

Il y a quelques années, j’ai parfois su m’amuser de ces rencontres superficielles, dialoguer juste par curiosité avec les dragueurs et je me barrais quand je sentais qu’ils commençaient à devenir un peu chauds. J’aimerais retrouver cet état d’esprit où tout ça n’a aucune importance au fond, les dragueurs aussi doivent redevenir une distraction, un amusement…sans enjeu…sans rien…